Selon COFACE la crise du crédit a commencé...
Au cours des quatre premiers mois de l'année 2008, les incidents de paiement des entreprises clientes de COFACE ont augmenté de 45 % a indiqué hier (23/05/08) l'assureur-crédit. Selon lui "la cinquième crise financière apparue l'été dernier aux états unis. Encore assez "inaperçue" en France, celle-ci frappe pourtant les entreprises intervenant en Europe de l'Ouest dans les secteurs de la construction et de la papèterie.
Trois mesures sont entrées en vigueur le 1er OCTOBRE :
Toute offre de prêt en taux révisable, émise par un établissement de crédit depuis cette date, doit désormais être accompagnée :
- d'une notice présentant les conditions et modalités de variation du taux d'intérêt,
- d'un document d'information contenant une simulation de l'impact d'une variation de ce taux sur les mensualités, la durée du prêt et le coût total du crédit.
L'offre de crédit immobilier doit mentionner que l'emprunteur peut souscrire auprès de l'assureur de son choix une assurance équivalente à celle proposée par le prêteur, sauf si ce dernier exerce son droit d'exiger l'adhésion à son contrat d'assurance collective.
L'ETABLISSEMENT DE CREDIT est tenu, une fois par an, pour les prêts à taux variable, de porter à la connaissance de l'emprunteur le montant du capital restant à rembourser. Cette obligation s'applique également aux contrats en cours.
La loi sur les revenus du travail rend plus attractifs les différents dispositifs d'épargne salariale. Les réformes visent à inciter les entreprises à mettre en place ou à renégocier les accords d'intéressement, à permettre aux salariés de disposer immédiatement de leur participation et à favoriser le développement des plans d'épargne salariale.
- Un système de crédit d'impôt récompense les entreprises qui concluent un accord d'intéressement ou, pour celles qui en sont déjà dotées, qui modifient leur accord dans un sens plus avantageux pour les salariés.
- Ces entreprises pourront verser une prime exceptionnelle d'au plus 1 500 E par salarié en exonération de cotisations.
- Les salariés peuvent demander le versement immédiat de leurs droits à participation. Les sommes sont alors imposables.
- Le seuil d'effectif maximal permettant aux dirigeants de PME de bénéficier de la participation et de l'intéressement est relevé de 100 à 250 salariés. Sous certaines conditions, ces dirigeants ont désormais accès à la participation.
- Le PERCO fait l'objet de divers ajustements visant à faciliter sa mise en place et à le rendre plus attractif.
- Les dispositions relatives au transfert de l'épargne, qui avaient été oubliées lors du processus de recodification, retrouvent leur place dans le code du travail.

